Conseils pratiques de laboratoire

Général
Sélection du brûleur
Conversion de laboratoire
Sélection du papier-filtre
Température de sécurité et temps de séchage pour les matériaux sélectionnés
Nettoyage des seringues et des aiguilles

Verrerie
Lavage de la verrerie
Stérilisation de la verrerie contaminée
Nettoyage de l’appareil volumétrique
Conicité standard
TC (jaugée au re#mplissage), TD (jaugée à l’écoulement)

Environnemental
Analyse d’huile et de graisse par ELS (extraction en phase solide)

Eau et eau usée
Élimination des tests bactériologiques
Prélèvement et conservation des échantillons bactériologiques
Préparation des conteneurs d’échantillons bactériologiques

Application intéressante pour le pH
Tris, sulfure et protéines
Problèmes courants d’échantillon visqueux : agitation difficile, entraînement d'un échantillon à l'autre et bris d’électrode
pH extrême ou teneur en sel élevée

Électrodes pH
Choix de la bonne technique de mesurage
Maintenance et stockage des électrodes pH
Stockage à long terme des électrodes
Liste de vérification des défaillances des électrodes

Thermomètres
Réunion des colonnes de mercure divisées des thermomètres
Calcul de la correction de la tige émergente



Stérilisation de la verrerie contaminée

La verrerie qui est contaminée par des coagulum, telle que les tubes de sérologie, le milieu de culture, les boîtes de Pétri, etc., doit être stérilisée avant d’être nettoyée. La meilleure façon de le faire en laboratoire consiste à placer la verrerie dans un grand seau ou dans une bouilloire rempli d’eau auquel on a ajouté 1-2 % de savon ou de détergent doux et faire bouillir pendant 30 minutes. La verrerie peut ensuite être rincée à l’eau du robinet, puis nettoyée avec du détergent et rincée de nouveau.

La verrerie peut être aussi mise dans l’autoclave ou stérilisée dans un grand four à vapeur ou dans un appareil du même genre. Si l’on remarque la présence de virus ou de bactéries porteuses de spores, le passage à l’autoclave est absolument nécessaire.


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Conicité standard (ST)

Symbole utilisé pour désigner les joints interchangeables, les bouchons, les robinets qui sont conformes aux exigences de la norme commerciale CS-21 publiée par le NIST.


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Sélection du brûleur

Même si les brûleurs se ressemblent beaucoup, ils ne peuvent être interchangeables pour des usages différents. Cela s’explique par le fait que les différentes molécules de gaz combustible sont de tailles différentes. La circulation de gaz doit se faire selon un volume spécifique, ce qui s’avère nécessaire à un bon fonctionnement. Chaque brûleur porte la mention du gaz adéquat à son fonctionnement. La teneur en BTU des différents gaz combustibles diffère largement. Bien que les brûleurs Bunsen et Tirrill aient des caractéristiques de flamme similaires, les brûleurs Tirrill dégagent une chaleur totale beaucoup plus grande.


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Analyse d’huile et de graisse par ELS (extraction en phase solide)

Le Protocole de Montréal relatif aux substances qui appauvrissent la couche d’ozone ainsi que la Loi sur la lutte contre la pollution atmosphérique de 1990 ont été établis afin de contrôler et par la suite, éliminer progressivement l’utilisation des CFC. Le fréon -113, connu sous le nom de 1,1,2- trichloro – 1,2,2 – trifluoroéthane, figure sur la liste. La méthode 413.1 de l’EPA pour l’huile et la graisse utilise le fréon-113 pour liquide/extraction de liquide et il sera bientôt remplacé pour qu’il soit conforme aux restrictions mentionnées ci-dessus. L’EPA a choisi le solvant n-hexane pour fournir des résultats analytiques qui se rapprochent davantage de ceux obtenus en utilisant le fréon-113. Une copie de l’étude qui porte sur le remplacement du fréon faite par l’EPA peut être obtenue en communiquant avec le National Center for Environmental Publications and Information (Centre National des publications et de l’information en environnement) au numéro (513) 489-8190.


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Conversion de laboratoire

LONGUEUR
1 millimètre (mm) 0,1 centimètre (cm)
1 centimètre 0,01 mètre (M)
1 centimètre 0,394 pouce
1 pouce 2,540 centimètres
1 mètre 3,2808 pieds
1 pied 0,305 mètre
MASSE
1 gramme 0,03527 once (Avoirdupois)
1 once (Avoirdupois) 28,3495 grammes
1 kilogramme 2,20462 livres (Avoirdupois)
1 livre (Avoirdupois) 0,45359 kilogramme
VOLUME
1 centimètre cube 0,001 litre (L)
1 centimètre cube 0,0610 pouce cube
1 pouce cube 16,3872 centimètres cubes
1 mètre cube 35,314 pieds cubes
1 pied cube 0,02832 mètre cube


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Sélection de la dimension du papier-filtre

Entonnoir standard de 58° ou 60°

Utilisez ce tableau pratique pour sélectionner la dimension appropriée du papier-filtre pour votre entonnoir.

Diamètre de l’entonnoir (mm) Dimension du papier-filtre (cm)
35 5,5
45 7,0
55 9,0
65 11,0
75 12,5
90 15,0
100 18,5
160 24,0
180 32,0
220 40,0
260 50,0


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Température de sécurité et temps de séchage
pour les matériaux sélectionnés

Matériaux
10mm épais
Temp. °C
sans risques
Temp. °C
Collecteur
Heures
(approx.)*
Lait -5 -40 10
Urée -7 -40 10
Plasma sanguin -10 à -25 -40 16
Sérum -25 -40 18
Vaccine -30 à -40 -50 22
Vaccin antigrippal -30 -50 24
Tissu humain -30 à -40 -50 48
Tissu végétal -50 -80 60

*Le nombre total d’heures requis dépend des quantités d’échantillons ou des capacités de lyophilisation du système.


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Élimination des tests bactériologiques

Les cultures bactériennes actives qui se sont développées durant l’incubation doivent être éliminées en toute sécurité. Cela peut se faire de deux manières : blanchiment et autoclave.

Blanchiment : Les récipients de tests utilisés peuvent être stérilisés en utilisant une solution de blanchiment à 10 %. Ajouter approximativement 12 ml d’agent de blanchiment à chaque récipient de test. Permettre un contact de 10 à 15 minutes avec l’agent de blanchiment. Verser le liquide dans le tuyau de drainage et puis, jeter les récipients de tests à la poubelle de déchets courants.

Autoclave : Placer les récipients de tests dans un sac d’articles contaminés ou dans un sac pour matières infectieuses et sceller hermétiquement. Les récipients de test doivent être placés dans un sac avant d’être mis dans l’autoclave afin d’éviter qu’il y ait des fuites dans l’autoclave. Les récipients de tests sont passés à l’autoclave dans un sac, à 121¡ C durant 5 minutes et à une pression de 15 livres. Une fois que les récipients de tests sont stériles, ils peuvent être jetés à la poubelle de déchets courants. Placer le sac de récipients de tests dans un sac d’ordures distinct et fermer hermétiquement.


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Prélèvement et conservation des échantillons bactériologiques

L’échantillonnage devrait être fait correctement afin de s’assurer que les variances saisonnières sont détectées et que les résultats sont représentatifs de la source d’échantillons. Prélever un volume suffisant d’échantillons pour l’analyse. Les méthodes standard relatives aux directives d’analyse de l’eau et des eaux usées prévoient 100 ml par échantillon. Il faut éviter la contamination des échantillons durant le prélèvement. Aucune déchloration est nécessaire si l’échantillon est ajouté directement au milieu sur place. Autrement, les échantillons devraient être traités pour détruire les résidus de chlore et transportés pour être analysés immédiatement après le prélèvement. Le thiosulfate de sodium, qui a été stérilisé dans le vase de prélèvement, est généralement utilisé pour détruire les résidus de chlore. Analyser aussi vite que possible après le prélèvement. Le temps maximum entre le prélèvement et l’analyse des échantillons devrait être 8 heures (temps maximum de transfert – 6 heures, temps maximum de traitement – 2 heures). Si le temps entre le prélèvement et l’analyse dépasse 8 heures, maintenir l’échantillon à/ou sous 4¡C, mais ne pas congeler. Le temps maximal entre le prélèvement et l’analyse ne devrait pas dépasser 24 heures. Si les échantillons ne sont pas correctement prélevés et transportés, les résultats ne seront pas précis. Prélever au moins 100 ml d’échantillon dans des sacs ou des bouteilles en plastique préstérilisés, ou bien dans des récipients en verre ou des bouteilles en plastique stériles. Ne pas remplir les récipients à échantillon complètement. Laisser au moins 2,5 cm d’espace libre afin de donner suffisamment de place pour le mélange de l’échantillon avant l’analyse.

Manipuler les récipients de tests avec soin. Ouvrir les récipients de tests tout juste avant le prélèvement, et fermer immédiatement après le prélèvement. Ne pas déposer le couvercle ou le bouchon et éviter tout contact près de l’ouverture des récipients. S’abstenir de toucher à l’intérieur des récipients. Ne pas rincer les récipients.

Robinets, prises d’eau ou pompes : Prélever des échantillons en permettant à l’eau de circuler à partir d’un robinet, d’une prise d’eau à un débit modéré, sans éclaboussement, durant deux à trois minutes avant l’échantillonnage. Ne pas ajuster le débit pendant le prélèvement de l’échantillon. Les robinets qui tournent ou qui sont raccordés, ou bien ceux auxquels on a fixé des aérateurs ou des toiles métalliques, devraient être évités, ou bien on devrait retirer ces accessoires avant le prélèvement d’échantillons.

Rivières, lacs et réservoirs : Lors du prélèvement d’un échantillon à partir d’une rivière, d’un lac ou d’un réservoir, remplir le récipient de test sous la surface d’eau. Ne pas échantillonner près du bord ou de la rive. Enlever le bouchon, saisir le récipient de test par le bas et le plonger, l’ouverture vers le bas, dans l’eau. Cette technique exclut tout chapeau de surface. Remplir le récipient en positionnant l’ouverture dans l’eau courante ou dans l’eau stagnante, en inclinant la bouteille légèrement et en faisant en sorte qu’elle se remplisse lentement. Ne pas rincer.


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Préparation des conteneurs d’échantillons bactériologiques

Il faut faire attention pour éviter la contamination lors du déroulement de tests bactériologiques. Tous les matériaux utilisés pour contenir ou transférer les échantillons doivent être stériles. Les sacs en plastique et les bouteilles préstérilisés, ou les récipients en verre et les bouteilles en plastique stérilisables à l’autoclave peuvent être utilisés pour prélever des échantillons.

Sacs en plastique et bouteilles préstérilisés : Les sacs en plastique et les bouteilles sont disponibles avec ou sans agent de déchloration, habituellement le thiosulfate de sodium. Utiliser un agent de déchloration lors de l’échantillonnage de l’eau potable ou de l’eau chlorée.

Récipients en verre ou bouteilles en plastique stérilisables à l’autoclave : Les récipients en verre ou les bouteilles en plastique peuvent être utilisés à la place des sacs en plastique. Ces récipients devraient être préparés comme suit :

1. Laver à l’eau chaude avec du détergent;

2. Rincer complètement à l’eau chaude du robinet, puis rincer à l’eau déionisée pour s’assurer qu’il ne reste plus de détergent;

3. En cas de besoin d’un agent de déchloration, ajouter l’agent à chaque récipient avant la stérilisation à l’autoclave;

4. Stériliser à la vapeur les récipients en verre et en plastique qui sont stérilisables à l’autoclave, à 121¡C durant 15 minutes. Les conteneurs d’échantillons qui sont en verre peuvent être stérilisés à l’air chaud à 170¡C durant une heure;

5. Stocker les conteneurs stériles hermétiquement fermés dans un endroit propre jusqu’à ce que vous en ayez besoin.


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Tris, sulfure et protéines

Si une électrode Ag/AgCl est utilisée, la jonction peut se boucher si l’échantillon contient une espèce chimique qui provoque une réaction de précipitation de l’argent. Les tris, le sulfure et les protéines constituent des exemples courants. Une électrode qui contient une référence autre que Ag/AgCl, comme par exemple le calomel, est recommandée pour ce type d’échantillons.


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Maintenance et stockage des électrodes pH

Un programme d’entretien régulier, ainsi que le stockage approprié de votre électrode pH maximisera son rendement, contribuera à prolonger sa durée de vie et vous évitera les coûts de remplacements fréquents.

Entretien – Chaque semaine, vérifier si vos électrodes montrent des éraflures, des fissures, une accumulation de cristaux de sel et des dépôts aux membranes ou aux jonctions. La chambre de référence des électrodes pH susceptibles d’être rechargées devrait être vidée, nettoyée avec une solution de remplissage fraîche et remplie de nouveau. Pour prolonger la vie de vos électrodes, les trousses de nettoyage des électrodes pH sont conçues afin de permettre le nettoyage sans risques des dépôts, tels que les protéines, les contaminants bactériens, les huiles et les graisses, accumulés sur votre électrode.

Stockage – Des solutions spécialement préparées pour le stockage des électrodes pH vous aident à maintenir votre électrode en bon état de fonctionnement et à éviter la dilution de la solution de remplissage de l’électrode. Pour faciliter le stockage de vos électrodes ou pour assurer le transport de vos électrodes sur le terrain en toute sécurité, utiliser les bouteilles de stockage des électrodes.

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Problèmes réguliers d’échantillons visqueux : agitation difficile,
entraînement d'un échantillon à l'autre et bris d’électrode

L’agitation difficile est un problème qui ne peut pas être évité. Si elle s’avère le moindrement possible, l’agitation est recommandée. Toutefois, si l’agitation est entièrement abandonnée, les tampons pH utilisés pour l’étalonnage ne devraient pas être agités. Il convient de remarquer que la réponse de l’électrode sera plus lente si les échantillons ne sont pas agités.

Les électrodes en verre se cassent facilement dans des échantillons visqueux. L’utilisation d’une résine époxyde épaissie ou d’une électrode à bulbe robuste peut diminuer la fréquence des cassures.

Les échantillons visqueux « adhèrent » à la surface de l’électrode. Le rinçage complet à l’eau distillée est recommandé. L’utilisation d’un manchon ou d’une jonction Sure-Flow simplifie le nettoyage et le rinçage de l’électrode.


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pH extrême ou teneur en sel élevée

Les échantillons de pH extrême ou la teneur en sel élevée posent des problèmes spéciaux pour la portion de référence de l’électrode. En dehors des conditions normales d’un intervalle de pH de 2 à 12 ou lorsque la force ionique de l’échantillon est inférieure à 1,0M, un potentiel de diffusion de jonction se forme en raison de l’incompatibilité entre l’échantillon et les solutions internes de remplissage. Cela entraîne une dérive et une réponse lente. L’utilisation d’une électrode de référence ou d’une électrode combinée à jonction double devrait limiter les problèmes en raison d’une meilleure uniformité du flux.

Pour le mesurage de la chute de niveau des électrodes à ions spécifiques, utiliser un flacon Erlenmeyer afin de réduire les interférences atmosphériques.


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Choix de la bonne technique de mesurage

Le mesurage direct est une procédure simple de mesurage d’un grand nombre d’échantillons. Seule la lecture à 1 mètre est requise pour chaque échantillon. L’étalonnage s’effectue selon une série d’étalons de mesure. La concentration des échantillons est déterminée par la comparaison aux étalons de mesure.

Le mesurage de la chute de niveau ressemble au mesurage direct. Cette méthode est recommandée quand la concentration d’échantillon escomptée se situe dans l’intervalle de réponse non linéaire de l’électrode. Un étalonnage à trois points minimum est préconisé pour compenser la réponse non linéaire de l’électrode à ces concentrations. L’étalonnage se déroule dans un bécher, réduisant ainsi le risque de contamination croisée des solutions.

La méthode des additions connues s’avère fort utile pour mesurer les échantillons, puisque l’étalonnage n’est pas requis. Cette méthode est recommandée quand il s’agit de mesurer seulement quelques échantillons, ou quand les échantillons ont une grande force ionique (>0,1M), ou une matrice de fond compliquée. Les électrodes sont immergées dans la solution échantillon et on ajoute à l’échantillon une aliquote de solution standard, qui contient l’espèce chimique mesurée. La concentration d’échantillon original est déterminée en fonction du changement dans le potentiel avant et après l’ajout. Tout comme dans l’étalonnage direct, toute unité de concentration qui convient peut être utilisée.

La soustraction analate constitue aussi une méthode utile pour mesurer les échantillons, puisque l’étalonnage n’est pas requis dans cette situation. Les électrodes sont immergées dans une solution réactive qui contient une espèce chimique que l’électrode détecte, et qui réagit avec l’échantillon. Cette méthode est utile quand la taille de l’échantillon est petite, dans le cas des échantillons pour lesquels un étalon de mesure stable est difficile à préparer, et dans le cas des échantillons visqueux ou très concentrés. La méthode n’est pas appropriée pour des échantillons très dilués. De plus, il faut aussi connaître le rapport stœchiométrique entre l’étalon de mesure et l’échantillon.

Les titrages sont des techniques d’analyse quantitative pour mesurer la concentration d’une espèce chimique par l’addition incrémentielle d’un réactif (titrage) qui réagit avec l’espèce chimique échantillon. La détection des électrodes peut être utilisée pour déterminer le point de virage du titrage. Les électrodes pour ions spécifiques sont utiles en tant que détecteurs du point de virage, parce qu’ils ne sont pas affectés par la couleur ou la turbidité de l’échantillon. Les titrages sont à peu près 10 fois plus précis que l’étalonnage direct, mais ils prennent plus de temps.

Les méthodes de titrage de l’indicateur coloré s’avèrent utiles pour mesurer les espèces chimiques ioniques là où une électrode pour ions spécifiques n’existe pas. À l’aide de ces méthodes, les électrodes détectent une espèce chimique réactive qui a été ajoutée à l’échantillon avant le titrage.


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Le stockage à long terme des électrodes

Les électrodes de référence Ag/AgCl : Vider complètement, rincer l’intérieur avec de l’eau distillée et stocker dans un endroit sec en s’assurant qu’un bouchon de protection couvre la jonction.

Les électrodes standard Ag/AgCl : Remplir la chambre de référence de solution de remplissage et couvrir le trou de remplissage. Mettre quelques gouttes de solution de stockage dans une bouteille de stockage, ou le bouchon de protection de l’électrode, et couvrir l’élément détecteur et la jonction de référence.


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Liste de vérification des défaillances des électrodes

La liste suivante énumère les symptômes les plus fréquents manifestés par les électrodes, ainsi que les mesures de correction appropriées.

Pente faible :

Pente haute :

Dérive :

Réponse inconstante :

Lecture hors-échelle et au-dessus de l’intervalle :

« Mauvaise réponse »



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« Pipette avec soufflage », « pipette jaugée à l’écoulement » - quelle est la différence?

TC (jaugée au remplissage), TD (jaugée à l’écoulement)

Une pipette jaugée au remplissage (TC) contient le volume exact du liquide spécifié. Une pipette TD avec soufflage doit avoir le temps de se vider, puis on doit souffler la goutte qui reste dans l’embout et l’ajouter au contenu original pour compenser le volume exact. Une pipette TD doit être maintenue en position verticale avec l’embout contre le côté du récipient et elle doit pouvoir se vider complètement. Le volume mentionné est obtenu quand l’écoulement s’arrête. La technique de soufflage ne devrait pas être utilisée avec ce type de pipette.


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Nettoyage de l’appareil volumétrique

Une bonne technique de laboratoire exige le nettoyage de la verrerie pour éliminer les erreurs. Dans tous les cas, la verrerie doit être physiquement propre; elle doit être chimiquement propre; et dans bien des cas, elle doit être propre du point de vue bactériologique.

Certains contaminants, tout particulièrement la graisse, adhèrent aux parois et les empêchent d’être uniformément humidifiées; de plus, l’eau a tendance à s’accumuler sous forme de gouttes. L’humidification imparfaite cause des irrégularités dans la capacité de la verrerie volumétrique, en déformant le ménisque, et en affectant aussi le volume des résidus qui adhèrent aux parois après que la verrerie étalonnée a été vidée suite au versement du volume indiqué.

La verrerie devrait être nettoyée aussi rapidement que possible après l’utilisation afin d’éviter le dépôt et l’agglutination de résidus. Les pipettes peuvent être placées dans un bocal adéquat qui contient une solution antiseptique faible, tout de suite après l’utilisation. Les nettoyeurs commerciaux (voir les nettoyeurs, page 265) peuvent être utilisés pour éliminer les contaminants de surface tels que la silicone et autres résidus organiques et biologiques.

Le rinçage constitue une étape importante dans le processus de nettoyage. Certaines substances de nettoyage qui ont été utilisées peuvent laisser des traces résiduelles si le processus de rinçage n’est pas complètement terminé. Quand la verrerie est sur le point d’être étalonnée, le rinçage final doit se faire avec de l’eau distillée.

La verrerie qui porte la marque TC (jaugée au remplissage) devrait être séchée après le nettoyage. L’alcool éthylique de grade analytique ou l’acétone peuvent être utilisés. Le séchage peut être accéléré par le soufflage d’air propre, sec, dans le récipient.


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Seringue et nettoyage des aiguilles

La durée de vie de votre seringue est directement liée à la propreté de cette dernière.

Il vaut mieux utiliser des solvants qui sont reconnus pour leur efficacité dans la solvatation de l’échantillon et qui ne sont pas à base d’alcalin, de phosphate ou de détergent.

Les adhésifs utilisés pour coller les aiguilles et les autres terminaisons constituent les adhésifs les plus résistants du point de vue chimique, qui sont disponibles grâce à la technologie moderne. Toutefois, l’utilisation de certains solvants peut détériorer les adhésifs, ce qui provoque des blocages de piston et des obturations d’aiguille. Rincer la seringue complètement après l’utilisation, à l’eau désionisée, à l’acétone ou à l’aide d’un autre solvant compatible avec l’échantillon. Pour nettoyer le piston, il faut le faire sortir du corps de seringue et l’essuyer légèrement avec un tissu sans charpie. Réinsérer le piston dans le corps de seringue et pomper l’eau désionisée ou l’acétone à travers l’aiguille et la seringue. Lors de la réinsertion d’un piston à embout de Téflon dans un corps de seringue, humidifier (lubrifier) l’embout à l’eau désionisée ou à l’aide d’un autre solvant qui est compatible avec l’échantillon.


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Lavage de la verrerie

Lors du lavage, un savon, un détergent ou une poudre nettoyante (avec ou sans abrasif) peuvent être utilisés, comme par exemple le détergent Alconox. L’eau devrait être chaude. Pour la verrerie qui est exceptionnellement sale, une poudre nettoyante avec un abrasif doux donnera des résultats plus satisfaisants.

L’agent abrasif ne devrait pas égratigner le verre. Durant le lavage, toutes les parties de la verrerie devraient être frottées entièrement avec une brosse. Cela veut dire qu’un ensemble complet de brosses doit être à portée de main – des brosses qui conviennent aux tubes de test, qu’ils soient grands ou petits, aux burettes, aux entonnoirs, aux cylindres gradués et aux flacons et aux bouteilles de dimensions différentes. Les brosses rotatives commandées par moteur sont précieuses quand un grand nombre de tubes et de bouteilles doivent être nettoyés.

Ne pas utiliser de brosses de nettoyage qui sont usées à tel point que le bras heurte le verre. Cela pourrait provoquer des éraflures sérieuses. Le verre égratigné se casse plus facilement durant les expériences de laboratoire. Toute marque sur la surface de la verrerie constitue un point de cassure potentiel, tout particulièrement quand le verre est chauffé. Ne pas permettre à l’acide d’entrer en contact avec un article de verrerie avant que le détergent (le savon) ne soit entièrement éliminé. Si cela arrive, une pellicule de graisse peut se former.


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Réunion des colonnes de mercure divisées des thermomètres

La principale cause de défaillance des thermomètres de précision dans le laboratoire provient du fait que les colonnes de mercure sont divisées durant le transport ou dans le laboratoire. La vie de l’instrument peut être prolongée considérablement si les procédures suivantes sont strictement appliquées. D’autres méthodes peuvent endommager le thermomètre.


Types d’immersion

Les thermomètres à liquide sont fabriqués pour être utilisés de trois façons : immersion partielle, immersion totale et immersion complète. Il est fondamental que ces termes soient compris afin d’obtenir les vraies températures. Les définitions des différents types d’immersion sont énumérées ci-dessous.

Immersion partielle : le thermomètre est conçu pour indiquer la température correctement quand le réservoir du thermomètre et une portion de la tige sont immergés jusqu’à la ligne d’immersion qui se trouve sur la tige du thermomètre.

Immersion totale : le thermomètre est conçu pour indiquer la température correctement quand le réservoir du thermomètre et la colonne entière de liquide (et non pas le thermomètre entier) sont exposés au milieu qui est mesuré.

Immersion complète : le thermomètre est conçu pour indiquer la température correctement quand le thermomètre entier est exposé au milieu qui est mesuré.

MÉTHODE DE REFROIDISSEMENT

En gardant le thermomètre dans une position verticale, immerger graduellement SEULEMENT le réservoir du thermomètre dans une solution de CO2 solide (glace sèche) de sorte que la colonne de mercure se retire lentement dans le réservoir. Ne pas refroidir la tige ou la colonne de mercure. Garder le réservoir dans la solution jusqu’à ce que la colonne principale, ainsi que la portion séparée, se rétractent dans le réservoir. Retirer et faire osciller le thermomètre dans un arc court, en forçant tout le mercure à entrer dans le réservoir. Le mercure de la plupart des thermomètres à mercure s’amalgame en utilisant cette méthode, sans tenir compte de l’intervalle (à l’exception des thermomètres d’immersion profonde), à condition que LE RÉSERVOIR SEUL soit immergé dans le CO2.

Avertissements

1. Ne pas toucher le réservoir jusqu’à ce qu’il se soit suffisamment réchauffé pour que le mercure puisse passer du réservoir au capillaire.

2. Ne jamais soumettre la tige ou la colonne de mercure à la solution de CO2 parce que la colonne de mercure pourrait geler dans le capillaire et cela entraînerait une fissure du réservoir.

MÉTHODE DE RÉCHAUFFEMENT

Cette méthode s’applique aux thermomètres avec un intervalle maximum de 260¡C ou 500¡F, dotés de chambres d’expansion assez larges pour pouvoir contenir la séparation plus une portion de la colonne principale. Immerger autant que possible le réservoir ET LA TIGE dans un grand bécher qui contient un liquide dont le point d’éclair est bien au-dessus de la plus haute indication du mercure réuni du thermomètre. Réchauffer le bécher tout en agitant le liquide avec le thermomètre jusqu’à ce que la séparation et une partie de la colonne principale entrent dans la chambre. Tapoter le thermomètre dans la paume d’une main gantée pour réunir le mercure. Laisser refroidir lentement.

Avertissements

1. Ne jamais utiliser de flamme nue sur le réservoir.

2. Ne jamais remplir la chambre d’expansion à plus des 2/3.

3. S’assurer que le point d’éclair du liquide est bien au-delà de la plus haute température indiquée sur le thermomètre.


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Calcul de la correction de la tige émergente

Quand les thermomètres à immersion totale sont utilisés seulement pour une immersion partielle, une correction de la tige doit être calculée et appliquée à la lecture pour avoir des résultats précis. Pour calculer une correction de la tige émergente, les variables suivantes doivent être définies :

T = la lecture du thermomètre sur place

N = le nombre de degrés sur l’échelle du thermomètre entre la surface du liquide et le haut de la colonne de mercure.

A = la température moyenne de la colonne de mercure émergente. Pour trouver la valeur A, suspendre le long du thermomètre en question un second thermomètre ou un thermomètre auxiliaire avec son réservoir centré entre le niveau du liquide et la température indiquée sur le premier thermomètre. La température indiquée sur le thermomètre auxiliaire sera la valeur 1.

Trouver la correction de la tige (SC) en faisant le calcul selon la formule suivante :

SC = 0,00016 x (N x (T-A)) pour les températures en degrés Celsius, ou

SC = 0,00009 x (N x (T-A)) pour les températures en degrés Fahrenheit.


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